mardi 31 mai 2011
lundi 2 mai 2011
Mes coups de coeur d'avril avant qu'ils ne disparaissent de la rubrique en mai!
Le magnifique, le merveilleux, le très poétique The heart and the bottle pour iPad (découvert sur le site du booklab)
Once there was a girl, much like any other, whose head was filled with all the curiosities of the world….
- Les installations vidéos de Andrea Wolf dont l'émouvant Little memories, inspiré par « Sans Soleil » de Chris Marker
- La revue "Le tigre", cocktail réussi de saugrenu + bizarre + côté désuet, bien résumé dans leur signature: "Un tas de gravats déversé au hasard: le plus bel ordre du monde" Héraclite. A quand l'appli pour iPad?
- Les livres ciselés de Brian Dettmer découverts dans le très bon hors série de Courrier International : La vie en kit- un tour du monde en 60 tendances ... uniquement distribué en format papier !
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| The march of Democracy |
dimanche 1 mai 2011
Comment faire (re)venir à la lecture les digital natives ? Prenez 15 minutes de votre temps pour écouter le TED Talk de Patrick Carman !
Patrick Carman, auteur américain de bestsellers pour enfants et adolescents, vient du jeu vidéo et des nouvelles technologies et développe depuis 2003 de nouvelles expériences de lecture.
Son public : les fameux digital natives. Ce n’est pas uniquement un terme marketing à la mode ! C’est une génération qui a été transformée psychologiquement et cognitivement par le numérique ! Pour rappel, l’institut BVA avait mené l’année dernière une brillante étude d’observation sur cette génération mutante. (cf le communiqué de presse très détaillé de l’étude GENE-TICS).
Comment faire (re) venir à la lecture des adolescents habitués à l’instantanéité, multi-tâches, impatients, dans la recherche permanente du plaisir et du jeu ?
Condensé en 15 minutes passionnantes, le TED Talk de Patrick Carman :
L'auteur revient avec un enthousiasme communicatif sur son expérience dans des collèges américains. La plupart des élèves regardent la télévision, surfent sur Internet, écoutent de la musique sur leur ipod, envoient des messages depuis leur mobile, jouent à des jeux vidéos….mais ne lisent pas ou plus. Ils passeraient près de 7H par jour sur ces nouveaux médias (11H si on analyse séparément les activités simultanées) sur un total de 15H par jour!
C’est en observant ces pratiques et en échangeant avec eux, que l’auteur a lancé de nouveaux formats de lecture pour ados: intrigues ludiques, récits séquencés combinant son / images/ vidéos, multipliant les allers -retours du papier à l'internet, ses livres sont vite devenus des bestsellers:
- Skeleton creek : un livre papier où une adresse web est indiquée toutes les 20 pages. Elle renvoie vers une vidéo qui s’insère dans l’histoire. Au total, 200 pages papier pour 45 minutes de vidéos online. En France, Skeleton creek vient d'être lancé par Bayard, qui avait déjà diffusé en 2008 Cathy’s book, un livre hybride dans la même veine.... A suivre!
- The 39 clues : une série de 10 livres papier écrits par 7 auteurs différents avec des cartes à collectionner qui renvoient vers un site internet où chaque lecteur participe à l'enquête.
- En début d’année : 3:15, une application iPhone et Android (cf un article de Wired sur le sujet) qui invite l'utilisateur à
1. Ecouter / 2. Lire / 3. Regarder une vidéo en 15 minutes maximum...
La conclusion du talk à laquelle j’adhère à 100% : la grande majorité des livres resteront édités dans un format traditionnel. Une part plus ou moins grande sera conçue dans des formats innovants et permettra de reconquérir de nouveaux lecteurs... et sur cette part là, tout reste à faire et c'est drôlement excitant!
mercredi 13 avril 2011
Le Livre enrichi est mort! Vive le livre enrichi!
Dans mon dernier post, tentative de définition d’un livre enrichi, j’annonçais le prochain : les difficultés, voire l’impasse en terme de distribution d’un livre enrichi sous forme applicative.
Evan Schnittman de Bloomsbury a alimenté un sacré buzz en annonçant ce lundi à la London Book Fair la mort du livre enrichi avec un slide affichant une pierre tombale :
Son point de vue, repris par Thebookseller.com : l’enrichissement a un avenir dans les livres éducatifs, mais il est voué à l’échec dans la non fiction. Les e-books qui performeront seront les bestsellers papier.
Je nuancerais ses propos car c’est bien dommage d’être si peu imaginatif:
- Oui, les e-books qui performent le mieux sont et seront les bestsellers papier
- Oui, c’est dans le domaine de l’éducation et des livres pratiques que le livre enrichi va se développer majoritairement
- Mais cela ne signifie pas que le livre enrichi dans le domaine narratif est mort- né !
Il y a une opportunité dans la non-fiction et avant tout dans la littérature jeunesse (mais pas seulement), pour des livres enrichis, pensés dès leur conception pour le format numérique. Ces livres qui restent à inventer adresseront les lecteurs traditionnels mais aussi de nouveaux lecteurs de la génération digitale.
Le risque d’échec tient plus dans le format actuel des livres enrichis et donc dans leur mode de distribution.
A date, aucun format standardisé ne permet de produire un livre véritablement enrichi.
Quelques éditeurs se lancent dans l’aventure en publiant des applications sur iPhone et iPad. Mais même si ces applications sont pour certaines très réussies, elles sont noyées dans le maëlstrom des stores. (345K applications sur l’appstore français d’après la dernière étude de userAdgents)
Pour émerger, elles n’ont d’autres choix qu’avoir la chance d’être sélectionnées par Apple (ce qui est rare et aléatoire). A défaut, il faudrait que les éditeurs orchestrent leur lancement pour leur assurer un minimum de notoriété (communiqués de presse, campagnes de marketing direct, cross-selling, …). Lors des journées Grandes Marques organisées par l’EBG en mars dernier, le budget minimum des annonceurs pour le lancement d’une application sur iPhone était de 50K€. Des coûts de communication qui ne pourront jamais être couverts par le chiffre d’affaires d’un livre - application… et qui n’ont d’ailleurs de sens dans l’édition que pour relayer une application ombrelle d’une marque forte (comme Disney... ).
Outre ce problème de notoriété, le livre-application distribué dans un store doit faire face à un problème de pricing. Il est en concurrence directe avec les applications de jeux dont le niveau de prix est très faible (le prix moyen d’une application dans l’appstore est de 1,92€).
Faibles volumes de vente à attendre sans budget de communication conséquent, faibles niveaux de prix, coûts de développement importants, pas de business model donc en l’état actuel des choses.
La condition de réussite du livre enrichi tient donc à l’apparition d’un format standardisé qui puisse être distribué via les bookstores (d’ici 2- 3 ans ?). Entretemps, saluons les initiatives des quelques éditeurs qui défrichent ces nouveaux territoires sans pouvoir espérer de retour sur investissement à court terme ! Le livre enrichi est mort sous sa forme applicative ! Vive le livre enrichi à venir !
mercredi 6 avril 2011
Mes coups de coeur de mars avant qu'ils ne disparaissent en avril!
- L'iPad 1 : la seule différence avec le 2 c'est qu'il est juste moins fin, non? ;-)
- The Unwanted Guest et The Pedlar lady deux très beaux contes pour iPad et iPhone mis en image par l'éditeur canadien Moving tales. Ce ne sont ni des vidéos, ni des CD ROMs, ni des livres 2D... Ce sont des livres enrichis comme j'aimerais en trouver plus sur iPad!
Le Simulacre du printemps au bec en l'air, belle rencontre artistique entre un photographe et une écrivain, tous deux fascinés par l'usage du monde de Nicolas Bouvier. Le premier a pris des photos de l'appartement de sa grand-mère, toujours en vie, la seconde a imaginé une nouvelle en lien avec les photos du premier. Très réussi! Il y a 9 titres dans cette collection "collatéral", je me suis retenue de tout acheter... A quand une version numérique?- Les rencontres de la SCAM au salon du livre : j'ai eu droit à un tête à tête de 20 minutes avec mon écrivain préféré! Devinez qui dans la liste:
François Bégaudeau, Tahar Ben Jelloun, Sorj Chalandon, Catherine Clément, Régine Deforges, Irène Frain, Maylis de Kerangal, Véronique Ovaldé, Benoit Peeters, Daniel Picouly, Jean Rouaud, Leila Sebbar.
Le concept est absolument génial, 20 minutes en tête à tête, sur un stand à l'écart de la foule, autour d'un café. Très étrange d'éprouver le même sentiment d'intimité en rencontrant l'auteur, que l'on avait éprouvé en lisant son livre.
- Les lapins de bureau aux éditions du... lapin. J'ai découvert le lapin sur le salon du livre, la BD (dédicacée!) trône sur le bench de mon openspace (eh, oui, ne trouvez-vous pas le wording du marketing très appétant?). On peut s'abonner tous les matins à la newsletter du lapin par email, c'est assez trash, mais ça me fait rire à chaque fois...
lundi 4 avril 2011
Le livre enrichi n’est pas forcément un livre numérique, ni un jeu vidéo ni un livre dont vous êtes le héros ! Mais alors, kézako ?
Quand on parle de livre numérique, il est beaucoup question de livre enrichi. J’entends des avis assez tranchés, pour ou contre, mais de quoi parle-t-on exactement ? Il n’y a pas de livre enrichi au singulier, mais bien des livres enrichis avec des modes d’enrichissements différents plus ou moins adaptés en fonction des genres et des supports.
Le concept me fait rêver parce que j’ai toujours adoré les livres enrichis sur papier. Eh oui, on parle de livres enrichis en se référant à des livres numériques et on oublie un peu trop vite qu’il existe déjà des livres papier « enrichis ».
Enrichir : Rendre plus riche en ajoutant un élément nouveau qui augmente la valeur de l'ensemble.
Il y a déjà des livres papier :
Difficile de définir des « niveaux d’enrichissement », ci-dessous une modeste tentative…
- 1. Le livre enrichi « DVD avec bonus » : on ne touche pas au livre qui est une copie pure et simple (non, je n’utiliserai pas le terme homothétique !) de son édition papier. Par contre, le lecteur a accès à des versions manuscrites, censurées, des photos de repérage de l’auteur…
- 3. Le livre enrichi « page web » : ajout de vidéos, de photos, de liens hypertextes dans le texte
- 4. Le livre enrichi « animé » : navigation en 2D, de page en page avec des boutons ou des zones interactives qui actionnent des animations, quelques effets visuels
Les livres de non fiction et dans une moindre mesure de jeunesse formeront sûrement le gros du marché des livres enrichis à court terme… à nous de rêver à des romans et des œuvres littéraires conçus dès le départ pour s’intégrer sur un support numérique !
Prochain billet : y-a-t-il un avenir pour le livre enrichi sous forme d’applications ? Comment émerger dans la multitude d'applications des stores? Sans éditorialisation? Face à des applications de jeux quasi gratuites ?
Le concept me fait rêver parce que j’ai toujours adoré les livres enrichis sur papier. Eh oui, on parle de livres enrichis en se référant à des livres numériques et on oublie un peu trop vite qu’il existe déjà des livres papier « enrichis ».
Enrichir : Rendre plus riche en ajoutant un élément nouveau qui augmente la valeur de l'ensemble.
Il y a déjà des livres papier :
- Les encyclopédies, les livres scolaires et pratiques, qui le sont par essence
- Certains romans où des photos viennent donner une dimension supplémentaire, étrange, émouvante au récit sans être redondant ou déconstruire le fil de la lecture (j’adore les photos des romans de W.G. Sebald)
- Enrichis par le fait qu’ils procurent une expérience visuelle / sensorielle et interactive : les livres à système qui existent vraiment depuis le XIX ème, les pop up pour enfants qui créent la surprise et sont souvent pleins de poésie, les livres de Bruno Munari que je collectionne, inclassables, feux d’artifice de couleurs, tout en découpages et transparences.
- Enrichis par des annotations d’une série de lecteurs comme les marginalia dans les manuscrits du moyen âge, le social book avant l’heure !
Difficile de définir des « niveaux d’enrichissement », ci-dessous une modeste tentative…
- 1. Le livre enrichi « DVD avec bonus » : on ne touche pas au livre qui est une copie pure et simple (non, je n’utiliserai pas le terme homothétique !) de son édition papier. Par contre, le lecteur a accès à des versions manuscrites, censurées, des photos de repérage de l’auteur…
- Comme “Deliver Us From Evil", publié par Grand Central Publishing (Hachette) aux US et vendu à un prix supérieur à l’édition papier !
- Intéressant pour des blockbusters pensés d’abord pour le papier, mais je doute que la faible valeur ajoutée justifie un différentiel de prix…
- 3. Le livre enrichi « page web » : ajout de vidéos, de photos, de liens hypertextes dans le texte
- Comme Nixonland de Simon & Schuster
- Parfait pour les livres scolaires, pratiques, historiques, de sciences & techniques, et certains romans si l’enrichissement est pensé par l’auteur dès la conception (comme chez Sebald…)
- 4. Le livre enrichi « animé » : navigation en 2D, de page en page avec des boutons ou des zones interactives qui actionnent des animations, quelques effets visuels
- Comme le magnifique « The Three Little Pigs »
- Parfait pour les livres pratiques, les livres jeunesse, les plus réussis sont ceux qui arrivent à transposer la magie, les effets de surprise, la drôlerie et la poésie des pop up papier.
- Comme les superbes histoires de Moving tales ou l’encyclopédie Solar System de Faber & Faber
- Idéal pour les livres pour enfants si l’éditeur évite l’écueil du jeu vidéo ; les guides touristiques avec géocalisation et réalité augmentée, les livres pratiques. Difficile à imaginer pour un roman sans basculer du côté du jeu vidéo
- Comme Fanfan 2 d’Alexandre Jardin lancé en partenariat avec Orange
- Nouvelle forme de roman épistolaire numérique et participatif? N’y a-t-il pas un risque de perdre le lecteur, à moins qu’il ne soit déjà féru de narration destructurée comme dans la Maison des feuilles ? Peut-on encore parler d’ouvrage littéraire quand son unité est remise en cause dans l’espace (narration éclatée entre plusieurs média) et dans le temps (œuvre évolutive, jamais figée par l’auteur)?
Les livres de non fiction et dans une moindre mesure de jeunesse formeront sûrement le gros du marché des livres enrichis à court terme… à nous de rêver à des romans et des œuvres littéraires conçus dès le départ pour s’intégrer sur un support numérique !
Prochain billet : y-a-t-il un avenir pour le livre enrichi sous forme d’applications ? Comment émerger dans la multitude d'applications des stores? Sans éditorialisation? Face à des applications de jeux quasi gratuites ?
dimanche 27 mars 2011
Livre numérique : le nouveau Far West !
L’impression que j’ai eue au salon du Livre côté numérique, c’est d’être dans un nouveau Far West où tout reste à défricher! On connaît les shérifs : Amazon, Apple, Google, énormes bulldozers qui ont toutes les forces de leur côté sauf celle de savoir éditorialiser / animer une librairie en ligne (sauf Amazon ....) .
Je n’ose pas comparer les libraires français on & offline aux indiens… Ceux qui participaient aux conférences sur la scène numérique m’ont semblé terrifiés mais lucides et ne seront certainement pas tous exterminés comme l’a été Borders sur le marché US (cité avec un effroi justifié par Jérome Dayre d’Atout Livre lors d’une conférence).
Une des conditions, miser à fond sur la recommandation, les réseaux sociaux, le multi- canal et un prix du livre numérique bien en deçà du prix papier… sans pour autant casser les prix ou adopter un format propriétaire comme Amazon.
En parallèle, des startup cow-boys apparaissent (Byook, Numeriklivres, Storylab, Walrus...) pleines d’énergie et d’enthousiasme, qui se positionnent sur le nouveau créneau de l’édition purement numérique. Y aura-t-il une voie pour eux sans accords avec les éditeurs traditionnels?
Mais au fait, où sont-ils les éditeurs? Pas très diserts, ils travaillent en coulisse, auraient plutôt intérêt à rester groupés même si certains ont choisi de faire cavalier seul (Hachette). Peut-être qu’ils sauront saisir l’opportunité d’adresser de nouveaux lecteurs au-delà des effets de cannibalisation :
- en baissant le prix du livre numérique (je reste dubitative sur les arguments avancés sur le manque de visibilité des coûts du numérique)
- en adoptant une approche segmentée en fonction des genres (scolaire, tourisme, jeunesse, romans) et des terminaux (tablettes, smartphones, liseuses) - point souligné par David Lacombled d'Orange
- en renonçant à toute DRM cryptée en faveur d’une DRM light comme le watermarking (Position de François Gèze de la Découverte et de Marie-Pierre Sangouard de la FNAC)
- en innnovant sur les livres enrichis (concept bien flou mais tellement excitant!) ou de nouveaux formats pas si nouveaux que ça comme les célèbres feuilletons du XIXieme, créneau revisité par un pure player comme Storylab.
- en proposant une fois que le catalogue sera suffisamment large de nouvelles formes tarifaires (comme l’abonnement)
Le marché français du livre numérique va sans doute croître plus lentement qu'aux US, parmi les conditions de développement à court terme :
- un prix unique pour tous les distributeurs (François Gèze mentionnait la piste du contrat d’agence de mandat appliqué aux revendeurs étrangers sous réserve d'acceptation de Bruxelles)
- des négociations éditeurs/ auteurs qui aboutissent enfin
- une offre suffisamment large : pour l’instant il n’y a que 70 000 références soit 1% du marché total, avec des doublons et seulement 10-15K en format E-pub (Marc Leiba de l'Idate)
- une offre interopérable et donc standardisée (E-Pub semble être le format majoritaire mais avec un potentiel d’enrichissement limité)
Le concept de livre enrichi reste encore à définir, à imaginer... et à distribuer ;-)!
A noter une superbe démo d’un conte poétique pour iPhone de Célia Houdart (POL) présenté avec une passion communicative par Samuel Petit d’Actialuna.
C'est moi ou on a assez peu parlé des lecteurs ????
Quelques données marchés, citées lors des conférences:
Effet de cannibalisation sur le marché US: 5% des 10% du marché de l’e-book avant tout sur le poche. Cité par Marc Leiba de l'Idate dont la présentation très riche devrait être bientôt publiée sur le site du CNL
Principales ventes d’e-books (hors gratuit) :
- Top de la Fnac : le policier Quai des Orfèvres, (faible niveau de prix), la collection Harlequin qui représente 50% des ventes Fnac Numérique (cité par Marie-Pierre Sangouard)
- Top Numilog : policier, SF, sentimental, scientifique/ management + best sellers papier (cité par Denis Zwirn)
Pénétration iPad/ Tablettes sur le marché français versus readers (cité par Pierre Geslot d’Orange):
o Les readers dédiés ciblent les gros lecteurs et devraient représenter à terme 30% du marché
o Versus 70% de tablettes ciblant de nouveaux lecteurs ou lecteurs occasionnels
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